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Dossier de l'art n°119 du 10/05/2005 Numéro Normal Van Eyck et la diffusion de l'art flamand Ce numéro de Dossier de l'Art se propose d'étudier et de donner un aperçu détaillé de la diffusion du réalisme septentrional, des Pays-Bas vers la France, l'Italie et l'Espagne. Il se penche sur les conditions dans lesquelles le réalisme a vu le jour avec Van Eyck mais aussi, avant lui, avec les artistes qui furent au service de Louis de Male, comte de Flandre. Puis il s'efforce de redonner une juste place à chacun des grands acteurs de la diffusion du réalisme dans le Sud de l'Europe, de Robert Campin à Jean Prévost, d'Hugo Van der Goes à Juste de Gand et Nuno Gonçalves. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Introduction | Albert Châtelet | Pages 2-3 |
| Bruges et la Flandre avant Van Eyck | Albert Châtelet | Pages 4-11 |
| Un art plus vivant qu'on ne le croit Il est un peu trop facile de considérer qu’il n’existait aucune activité artistique importante à Bruges avant l’arrivée de Jan van Eyck ou de vouloir la limiter à une production de miniatures de tendance populaire. La Flandre du XIVe siècle a connu une grande prospérité après la terrible épidémie de peste de 1348 et avant le soulèvement gantois de 1379. S’il nous reste peu de témoignages de son activité artistique, du moins méritent-ils d’être mieux connus. L’intervention d’artistes notoires comme Jan van der Hasselt, Melchior Broederlam ou André Beauneveu au service du comte de Flandre, Louis de Male, ou l’activité à Bruges même d’un Jean de Valenciennes attestent du haut niveau que la création picturale et sculpturale a pu connaître. |
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| La naissance du réalisme septentrional | Albert Châtelet | Pages 12-23 |
| Van Eyck et Robert Campin Centrée autour de Jan van Eyck, l’exposition de Bruges de 2002 tendait à en faire le seul responsable de la formation du réalisme septentrional. La réalité est bien différente, même si l’apport de ce maître fut essentiel. Les sources de cet art sont très diverses et l’on peut sommairement en dégager au moins trois différentes : la miniature flamande des environs de 1400, la peinture de Robert Campin et la sculpture de son temps, l’œuvre de Jan van Eyck lui-même, enfin. |
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| Le roi René et l'art flamand | Albert Châtelet | Pages 24-33 |
| Un amateur plutôt qu'un mécène Le roi René (1409-1480), duc de Lorraine et d’Anjou, comte de Provence et roi de Sicile, est un personnage presque légendaire. Écrivain à ses heures, il aurait été aussi peintre, selon des attestations tardives et douteuses. Sa vie mouvementée qui d’Anjou le conduit en Lorraine, en Bourgogne, en Flandre, en Provence et en Italie pour tenter de conquérir le royaume de Naples dont il était héritier, lui ont permis de rencontrer des milieux artistiques très variés. On a pu croire qu’il avait joué un rôle de propagateur de l’art septentrional. S’il est vrai qu’il s’est toujours intéressé à la peinture, son influence personnelle apparaît cependant beaucoup plus modeste. |
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| La peinture flamande en France | Albert Châtelet | Pages 34-47 |
| Une prédominance marquée L’importance de l’influence de la peinture des Pays-Bas en France au XVe siècle tient aux conditions politiques et géographiques du pays qui n’est pas encore unifié. L’action des ducs de Bourgogne, princes du sang, mais comtes de Flandre depuis 1384, a été décisive. La défaite d’Azincourt (1415) et surtout le traité de Troyes de 1420 qui fait passer sous contrôle anglo-flamand toute la moitié septentrionale du pays, y compris Paris, a été encore plus importante. Et malgré une relation très lointaine avec la royauté qui lui assure une évolution indépendante, la Provence n’en est pas moins aussi marquée par l’influence de l’art des Pays-bas qui lui parvient peut-être par la route commerciale du sillon rhodanien. Quant à la cour royale, installée en Berry et en Touraine, lorsque, vers le milieu du siècle, elle retrouve un certain faste, elle attire d’abord également des artistes septentrionaux. Mais c’est aussi, sous son égide que naîtra, après 1450, avec Jean Fouquet, un art qui s’éloignera alors de cette emprise. |
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| Les peintres flamands et l'Italie | Albert Châtelet | Pages 48-59 |
| La confrontation de deux styles L’Italie n’avait pas les mêmes relations avec les Pays-bas que la France. L’éloignement des deux pays rendait son accès moins facile aux artistes. Surtout, un art nouveau, très vivace, s’était affirmé à Florence au moment même où le réalisme se développait au Nord. Les échanges se sont donc établis de façon plus distendue et moins évidente. Ils ne se manifestent guère que par quelques voyages d’artistes, comme celui de Rogier van der Weyden en 1450, par l’acquisition de tableaux flamands, comme le Triptyque Portinari de Hugo van der Goes et finalement par l’adoption d’une pratique de la peinture à l’huile proche de celle des maîtres septentrionaux par un Antonello de Messine et, à son exemple, par Giovanni Bellini. |
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| La peinture flamande dans la péninsule hispanique | Albert Châtelet | Pages 60-70 |
| Le mécénat des rois catholiques Les souverains espagnols du XVe siècle se sont intéressés très tôt à l’art septentrional . Toutefois, ce n’est seulement qu’à la fin du siècle que les souverains catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, en constituent une véritable collection et attirent à leur service deux artistes septentrionaux, Michael Sittow et Juan de Flandes. Parallèlement des artistes flamands étaient venus chercher fortune en Espagne et en s’y fixant ont influencé la création locale que l’on qualifie souvent de peinture hispano-flamande. |
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| Van Eyck et la diffusion de l'art flamand | Porcelaine de Limoges |