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Dossier de l'art n°115 du 15/01/2005 Numéro Normal Murillo, peintre de la douceur Dossier de l'Art propose ici de découvrir l'un des grands peintres du Siècle d'or espagnol et d'entrer dans son oeuvre encore méconnue aujourd'hui. La vie et la carrière du peintre sont retracées en détail, et certains aspects de son oeuvre particulièrement développés, comme son cycle pour le Cloître des Franciscains de Séville, ses talents de dessinateur ou encore ses peintures sur obsidienne. L'art de Murillo est enfin envisagé dans le cadre de sa réception aux XVIIIe et XIXe siècles. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Murillo peintre de la douceur | Jean-Louis Augé | Pages 2-17 |
Bien qu’il quittât très peu Séville, où il était né, Bartolomé Esteban Murillo connut de son vivant une renommée exceptionnelle nourrie par de nombreuses commandes des autorités ecclésiastiques. D’abord marqué par l’influence de Ribera et Zurbaran, son art fécond atteignit son apogée autour de 1660, s’inspirant de plus en plus profondément des écoles vénitiennes et flamandes, notamment de Rubens et Van Dyck, avec ses coloris riches et soignés, ses compositions très sûres et sa puissance d’expression. Si son style très personnel se teinte parfois d’un sentimentalisme fidèle à son époque, il a donné naissance à des compositions religieuses d’une grande liberté technique et à des scènes de genre pleines de douceur et de grâce. |
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| Le fabuleux destin des oeuvres de Murillo du XVIIe au XXe siècle | Jeannine Baticle | Pages 18-19 |
| Le cycle pour le Cloître des franciscains de Séville | Odile Delenda | Pages 20-31 |
| La naissance d'un grand peintre Tout jeune peintre et encore méconnu, Murillo reçut vers 1646 la commande d’un ensemble de grandes compositions pour le cloître des Franciscains de Séville où l’Ordre des Frères Mineurs jouissait d’une protection et d’un patronage particuliers. Des onze tableaux exécutés par l’artiste, dix ont été conservés et sont aujourd’hui dispersés dans de grands musées internationaux. Si certains, d’une facture encore malhabile, s’inspirent très profondément des premières œuvres ténébristes de Zurbaran, d’autres, probablement plus tardifs, comme La mort de sainte Claire, témoignent d’un épanouissement du style de Murillo, d’une indéniable aisance et d’une grâce déjà toute personnelle. |
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| La Vierge au chapelet | Jean-Louis Augé | Pages 32-33 |
| une oeuvre commentée |
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| Les peintures sur obsidienne de Murillo | Olivier Meslay | Pages 34-39 |
| Une mystérieuse technique picturale Trois peintures de Murillo forment un ensemble singulier. Elles ont en commun un fond noir et brillant qui les distingue des autres œuvres de l'artiste. Leur singularité ne tient ni au sujet ni à la composition, mais à la nature surprenante de leur support : de grandes plaques d'obsidienne merveilleusement polies sur leur face, rugueuses et brutales sur leur revers. Deux de ces peintures, Le Christ au Jardin des Oliviers et Le Christ à la colonne avec Saint Pierre, sont aujourd'hui conservées au musée du Louvre. Une troisième, La Nativité, se trouve au Museum of Fine Arts de Houston. |
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| La gloire de Murillo profane au XVIIIe siècle | Olivier Meslay | Pages 40-45 |
Il est fréquent de lire encore que le goût des Français pour l'art espagnol a commencé sous le premier Empire avec la diffusion des gravures de l’album de Lebrun puis la campagne d'Espagne. On attribue aussi aux officiers des armées impériales l’introduction des premières peintures espagnoles en France. Pourtant le goût pour les artistes de la péninsule s’est développé bien avant le début du XIXe siècle, et privilégiait les scènes de genre et figures d’enfant de Murillo. |
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| Murillo et la peinture de Séville | Enrique Valdivieso | Pages 46-53 |
| Des prédécesseurs aux héritiers |
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| Le Jeune Mendiant | Olivier Meslay | Pages 54-55 |
| Un chef-d'oeuvre commenté |
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| Murillo dessinateur | Claudie Ressort | Pages 56-64 |
| Un style élégant et libre L’œuvre graphique de Murillo a passionné, dès la fin du XVIIe siècle, bon nombre d’amateurs d’art et de collectionneurs, en Espagne comme en France ou en Grande-Bretagne. Si de nombreux dessins de l’artiste ont été perdus, on conserve aujourd’hui une centaine de feuilles, dessins à la plume et au lavis, croquis à la sanguine ou à la pierre noire. Ils témoignent à la fois d’une grande maîtrise technique et d’une liberté de recherche, depuis les dessins aux traits vigoureux des débuts jusqu’aux études de mouvement et d’atmosphère et aux formes simplifiées des œuvres tardives. |
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| L'Autoportrait de Londres | Jean-Louis Augé | Page 65 |
| Une oeuvre commentée |
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| Murillo au XIXe siècle | Gisèle Caumont | Pages 66-74 |
| De l'engouement à la disgrâce C’est au XIXe siècle que s’étend en France la renommée de Murillo, portée par un intérêt croissant pour la peinture espagnole. À la faveur du contexte politique se constituent dans la première moitié du siècle d’importantes collections comme celles du maréchal Soult, d’Alexandre Aguado ou encore la galerie espagnole de Louis-Philippe. Le grand public y découvre essentiellement des tableaux religieux de Murillo qui trouvent en Mérimée, Balzac et surtout Théophile Gautier d’ardents défenseurs, tandis que d’innombrables copies voient le jour. La disgrâce en est d’autant plus profonde, qui frappe Murillo à parti de 1860, et nourrit l’image d’un peintre mièvre et dévot. |
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| Murillo, peintre de la douceur | La France romane |