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Dossier de l'art n° 106 du 01/04/2004 Numéro Normal Montagnes célestes. Les paysages chinois. A l'occasion de l'exposition du Grand Palais consacrée à la peinture de paysage chinoise, ce numéro offre un vaste panorama sur le sujet, parsemé d'analyses détaillées d'oeuvres choisies, et s'attardant tantôt sur la dimension mythique des éléments naturels qui habite toute la peinture de paysage chinoise, tantôt sur les grands courants de pensée et les influences littéraires qui traversent cette peinture. Ce panorama s'étend chronologiquement de la dynastie des Song où le paysage se fait source de méditation, jusqu'à celle des Qing, marquée par la diversité des sensibilités individuelles, tout en retraçant les évolutions de la peinture de paysage sous le règne mongol et pendant la dynastie des Ming. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Entretien avec le commissaire de l'exposition, Jacques Giès | Christophe Comentale | Pages 2-9 |
| La peinture de paysage chinoise |
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| L'objet, miroir du monde | Christophe Comentale et Sun Cheng'an | Pages 10-15 |
L'esthétique exprimée par le paysage est liée en Chine à d'antiques perceptions du cosmos, dont trait la première partie de l'exposition Montagnes célestes; celle-ci se consacre en effet aux dimensions mythiques et religieuses des montagnes et des eaux, dont l'objet est le vecteur le plus apparent. L'objet est pris dans un réseau de significations qui associe certaines parties de l'espace à des symboles et à des valeurs. symbole, matière, temps, espace |
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| Aux origines du paysage, montagnes et rivières sacrées | Christophe Comentale et Sun Cheng'an | Pages 16-25 |
" Montagne et eau " est une des façons de traduire le mot paysage en chinois. Chaîne montagneuse ou colline, fleuve ou rivière, à partir de ces deux grandes unités structurantes vont se décliner, s’harmoniser, faire varier différents éléments de façon plus ou moins visible, au sein desquels l’homme occupera une place plus ou moins importante. La naissance de la peinture de paysage repose à la fois sur les légendes et les mythes fondateurs, et sur les grands courants de pensée religieux et philosophiques qui se développent en Chine bien avant notre ère : le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme, qui sera à l’origine des nombreuses fresques rupestres, première manifestation de l’art du paysage dans la Chine ancienne. cosmologie, bestiaire, confucianisme, taoïsme, bouddhisme, fresque, |
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| La mise en forme et l'affirmation d'une esthétique | Christophe Comentale et Sun Cheng'an | Pages 26-35 |
| IVème-Xème siècle Avec la réunification du pays à partir du 4e siècle, puis l’arrivée des dynastie Sui et Tang, la Chine fait la synthèse des idées et influences extérieures et pousse jusqu’à une perfection encore jamais atteinte la symbiose entre poésie et peinture. Des lettrés et artistes marquent alors à jamais de leur influence la peinture de paysage chinoise : Xie He qui érige les six principes fondateurs de la peinture, Wu Daozi ou Wang Wei considéré comme l’inventeur de la peinture monochrome à l’encre, remplaçant le trait par le lavis. Si l’œuvre de ces maîtres fondateurs n’a pas été conservée, elle a cependant sans cesse été copié et reproduite, formant par l’exemple des générations d’artistes, et permettant à l’époque des Cinq Dynastie, au genre du paysage de s’épanouir véritablement. Sui, Tang, bouddhisme, poètes, écriture, Wang Xizhi, Xie He, peinture, Wang Wei, paysage, Guo Xi |
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| Le classicisme des Song | Christophe Comentale et Sun Cheng'an | Pages 36-43 |
| XIème-XIIIème siècle Etablie d’abord dans le nord du pays, puis poussée sous la menace des peuples des steppes vers le sud, la dynastie des Song domine la Chine jusqu’à l’invasion mongole à la fin du 13e siècle. La peinture de paysage nourrie des styles élaborés sous les dynasties précédentes est marquée par l’influence du néo-confucianisme, puis voit l’émergence sous le règne des Song du sud d’un courant nouveau, le style " Ma Xia " : l’homme prend une place plus importante et l’immensité de l’étendue devient le contrepoint d’un morceau de paysage idéal propice à la méditation. néo-confucianisme, Xiu Daoning, Li Cheng, Ma-Xia, Li Tang, Mi Fu |
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| La fronde des peintres lettrés sous le règne mongol | Christophe Comentale et Sun Cheng'an | Pages 44-49 |
| XIIIème-XIVème siècle En 1272 a lieu l'invasion mongole. Cette population sinisée devient la dynastie des Yuan (1279-1368). L'occupation mongole aboutira à un transfert de la capitale à Pékin. Le régime a étendu son emprise par la conquête à la fin du 13e siècle de l'ensemble de la Chine, mais il est vaincu par les soulèvements populaires qui se font jour au milieu du siècle suivant. Refusant les envahisseurs, les peintres lettrés s’isolent et se tournent vers les sources anciennes, les œuvre des Tang et des Song. Les " quatre maître Yuan " marqueront du sceau de leur originalité la fin de la dynastie Yuan. Yuan, Qian Xuan, Gao Kegong, Ni Zan, gravure, poésie |
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| Les Ming, la fin d'un âge d'or | Christophe Comentale et Sun Cheng'an | Pages 50-59 |
En 1368 la dynastie mongole des Yuan est renversée, celle des Ming, chinoise, prend le pouvoir. Du début du 16e jusqu’au début du 17e siècle, les tensions se font plus vives à la suite d'un nouvel essor économique et intellec-tuel. La peinture de paysage, marquée par un certain académisme et l’usage souvent sec de poncif, connaît cependant les derniers éclats de l’âge d’or commencé sous les Tang neuf siècles auparavant, avec des maîtres tels que Cai Qin, fondateur de l’école de Zhe, Wen Zhengming représentant raffiné de l’école de Wu, ou Dong Qichang interprète virtuose des œuvres des maîtres classiques. gravure, peinture, Qiu Ying, Cai Qin, école de Zhe, académisme, école de Wu, Wen Zhengming, Tand Yin, Qin Ying, Dong Qichang |
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| Les Qing, l'éclosion des sensibilités individuelles | Christophe Comentale et Sun Cheng'an | Pages 60-71 |
C’est avec la dynastie des Qing, issue de Mandchourie, qui succède à celle des Ming que s’achève l’étonnante épopée impériale chinoise : après un age d’or social et économique au 17e et 18e siècle, la Chine connaît des troubles qui aboutiront au début du 20e siècle à la chute irrémédiable de l’Empire. Poursuivant la réaction contre les excès d’un académisme froid qui avait caractérisé l’art de cour sous les Ming, les peintres laissent éclore leur sensibilité individuelle librement, loin des poncifs et des conventions, au gré de leur inspiration et de leur destinée parfois singulière. De nombreux artistes amateurs travaillent aussi, qui auront eux aussi une grande influence sur la peinture chinoise et japonaise contemporaine. Zhang Zongcang, les "individualistes", Zhu Da, Kun Can, Dao Qi, Gong Xian, les Quatre Wang, Ren Xiong |
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| Montagnes célestes. Les paysages chinois. | Les arts sous Charles VI |