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Dossier de l'art n° 107 du 15/04/2004 Numéro Normal Les arts sous Charles VI A l'occasion de l'exposition du Louvre à laquelle il emprunte son nom, ce Dossier de l'Art offre un vaste panorama de la création artistique autour de 1400. A la suite d'une introduction dense et synthétique qui permet de repérer les grandes lignes de cette riche production et de la replacer dans son contexte historique, certains des aspects les plus remarquables de l'art de l'époque sont ici analysés et illustrés, de la peinture à l'orfèvrerie puis à la sculpture. L'accent est également mis sur l'architecture et les résidences princières, à travers des articles consacrés aux demeures de Jean de Berry, Louis d'Orléans et Philippe le Hardi. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Les arts sous Charles VI | Elisabeth Antoine | Pages 2-15 |
Si le règne de Charles VI fut marqué par des rivalités politiques extrêmement vives et parfois meurtrières, encouragées par la raison défaillante du roi, une relative prospérité du royaume et une vie de cour tournée vers le divertissement et les fastes offrirent à la création artistique un climat favorable. C’est à Paris surtout que les arts fleurissent, soutenus par les riches commandes royales, le déploiement des lettres à l’Université et la circulation grandissante des artistes. Ainsi dans les arts, un langage commun voit-il le jour, entre thématiques religieuses et inspiration profane. (vie de la) cour, Jean de Berry, Philippe le Hardi, costumes, Paris, orfèvrerie, bijoux, livres, gothique international, (thème du) prophète, réalisme |
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| Les résidences royales et princières à Paris | Florian Meunier | Pages 16-19 |
Paris fut une capitale politique et artistique à plusieurs titres à l’époque de Charles VI : la ville réunissait à la fois le lieu de résidence du roi et ceux des princes du sang qui se partageaient le pouvoir. Leurs rivalités donnèrent naissance, aux alentours de 1400, à des chefs-d’œuvre d’architecture d’un raffinement inégalé au moment même où l’art gothique flamboyant commençait à voir le jour en France. Louis d'Orléans, Jean de Berry, hôtel Saint-Pol, hôtel de Nesle, Bastille, tour Jean sans Peur |
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| Les châteaux de Louis d'Orléans | Jean Mesqui | Pages 20-25 |
| Architecture d'un jeune prince À la suite de son père Charles V, qui inaugura une vaste période de renouveau architectural dans la seconde moitié du XIVème siècle, le jeune et brillant Louis d’Orléans disposa d’un domaine important quoique relativement dépourvu d’unité politique et géographique, qui réunissait entre autres terres le duché d’Orléans, le comté de Valois et le duché de Touraine. Sur ce domaine, il sut mettre en œuvre des travaux architecturaux ambitieux qu’illustrent de façon remarquable le château de Pierrefonds et celui de La Ferté-Milon. Charles V, Pierrefonds, statuaire, La Ferté-Milon |
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| L'éclat nouveau de l'orfèvrerie | Elisabeth Taburet-Delahaye | Pages 26-39 |
Plus de 600 orfèvres répertoriés entre 1380 et 1422, une qualité accrue des métaux précieux contrôlée par l’emploi de nouveaux poinçons introduits en 1378-1379, un degré de sophistication technique rarement atteint, enfin des commandes d’une somptuosité sans équivalent : les années 1400 virent l’apogée de l’orfèvrerie parisienne, avec une variété de production s’étendant des objets de culte aux parures et pièces de vaisselle, et trouvant son sommet dans la technique de l’émaillerie sur ronde-bosse d’or. Paris, clientèle, (objets de ) culte, châsse de Saint-Germain-des-Prés, vaisselle, bijoux, émaillerie sur ronde-bosse, |
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| Peindre en 1400 | Fabienne Joubert | Pages 40-49 |
Le caractère profondément naturaliste de l’art réalisé autour de 1400 est généralement reconnu comme l’heureux produit de deux facteurs favorables, l’implication des artistes nordiques d’une part, et la connaissance des œuvres toscanes du Trecento de l’autre. Mais avant d’être une orientation formelle, cette tendance est tributaire des profonds bouleversements philosophiques et culturels qui, telle une lame de fond, ont engagé les deux derniers siècles du Moyen ge vers de profondes remises en question. Les nouvelles pratiques dévotionnelles et les nouvelles fonctions de l’image ont conduit à privilégier des représentations où l’homme et son univers occupent désormais une place capitale. manuscrit, tapisserie, commandes, naturalisme, espace, gothique, Italie, Frères de Limbourg, réalisme |
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| Bourges, fastueuse capitale artistique | Béatrice de Chancel-Bardelot | Pages 50-53 |
| L'apanage de Jean de Berry Troisième fils de Jean le Bon, né le jour de la Saint André 1340, Jean de France devient duc de Berry en 1360, au terme du traité de Brétigny qui restituait aux Anglais Poitiers, dont le jeune prince fut le comte de 1356 à 1360. Le roi Jean II et ses conseillers créaient au profit de Jean de France un vaste apanage comportant le Berry et l’Auvergne. Pour compenser une présence intermittente due à une situation politique souvent tumultueuse, Jean de Berry entreprit à Bourges un ensemble de constructions qui sont autant de manifestes de la présence royale dans la capitale de l’apanage, des transformations de la cathédrale à la construction du palais, puis à la fondation de la Sainte-Chapelle. Jean de Berry, Bourges, cathédrale, sainte-chapelle, Jean de Cambrai, statuaire (de la sainte-chapelle) |
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| Mehun-sur-Yèvre, un écrin blanc dans la verdure | Philippe Bon | Pages 54-57 |
| L'apanage de Jean de Berry La résidence de Mehun-sur-Yèvre constitua l’un des premiers et l’un des plus importants programmes architecturaux du duc Jean de Berry. À partir d’une forteresse à vocation défensive, le duc conçut et fit réaliser une demeure de plaisance d’inspiration gothique, dont les somptueux décors étaient rehaussés par des sols aux couleurs chatoyantes. C’est là, dans un cadre mêlant le luxe de la verdure et de la promenade fluviale à celui de riches objets d’art, qu’il venait retrouver Jeanne d’Armagnac sa première épouse et invitait des hôtes de marque pour des fêtes et des parties de chasse. château, gothique, chapelle, divertissements, décors, emblèmes, poterie mudéjar |
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| Le palais de Poitiers, architecture d'apparat | Diane Joy | Pages 58-61 |
| L'apanage de Jean de Berry À Poitiers comme dans les autres capitales de son apanage Bourges et Riom, le principat de Jean de Berry fut marqué par l'édification et la restauration de monuments symboles au sein desquels s’exerçait et s’affirmait le pouvoir du duc. Les chantiers les plus importants engagés alors dans cette ville concernaient le château et le palais : ce dernier, dont le rôle administratif et judiciaire fut renforcé, devint l’une des réalisations majeures de l'architecture d'apparat des années 1380-1400, déclinant une organisation hiérarchisée et une sculpture au rôle prépondérant. Guy de Dammartin, tour Maubergeon, gothique international, statuaire, cheminée |
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| La sculpture en Bourgogne sous Philippe le Hardi et Jean sans Peur | Denise Borlée et Véronique Boucherat | Pages 62-71 |
La fondation de la Chartreuse de Champmol fut l’un des premiers grands travaux architecturaux initiés par le duc et s’étendit de 1383 à 1410. Elle fut à l’origine de l’installation d’un atelier ducal important réunissant de nombreux architectes, sculpteurs, peintres, verriers, tuiliers et menuisiers. Les somptueuses sculptures commandées pour la décoration du lieu permirent aux maîtres Jean de Marville et Claus Sluter d’affirmer leur génie au temps de Philiippe le Hardi. Ce dernier y développa sa manière impétueuse et dramatique, suivi sous le principat de Jean sans Peur par son neveu Claux de Werve qui laissa l’empreinte remarquable de son art riche en émotions et subtilité. Jean de Marville, Claus Sluter, Chartreuse de Champmol, Puits de Moïse, Jean de liège, Vierges à l'Enfant, Claux de Werve, tombeau de Philippe le Hardi |
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| Philippe le Hardi à Dijon | Sophie Jugie | Pages 72-77 |
| Le duché de Bourgogne Bien qu’il ne résidât que par intermittence en la capitale du duché de Bourgogne, Philippe le Hardi, qui renforça le poids administratif de Dijon, s’efforça parallèlement d’embellir la ville et d’en faire un miroir de son autorité. Dans cet esprit, il fit aménager l’hôtel ducal et fonda aux portes de Dijon la remarquable Chartreuse de Champmol, dont la construction et la décoration, en particulier l’élaboration du décor sculpté, drainèrent un important atelier d’artistes venus de diverses régions, Paris, Flandres, Pays-Bas, Espagne, et parmi lesquels s’affirma la personnalité de Claus Sluter. hôtel ducal, Maguerite de Flandre, chartreuse de Champmol, atelier d'artistes, église, tombeau, pleurants, Puits de Moïse, Claus Sluter |
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| Les résidences de Philippe le Hardi en Bourgogne | Patrice Beck | Pages 78-81 |
| Un prince à la campagne Philippe le Hardi et Marguerite de Flandre possédaient un grand nombre de résidences, relais de leur autorité répartis dans tout le duché où ils pouvaient accueillir à l’occasion leur famille et leur cour. Parmi ces lieux, certains comme Aisey, Rouvres et Germolles, furent privilégiés par le couple et aménagés en domaines voués au plaisir, souvent dotés de jardins somptueux. divertissement, jardins, Aisey-sur-Seine, Rouvres, Marguerite de Flandres, Germolles |
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| Les arts sous Charles VI | Jongkind, l'ami des impressionnistes |