![]() |
Dossier de l'art n° 96 du 10/06/2003 Numéro Normal Léonard de Vinci, dessins et manuscrits Dossier de l'Art consacré à l'exposition du musée du Louvre consacrée aux dessins et manuscrits du maître. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
||
| La vie de Léonard de Vinci | Jeanne Faton-Boyancé | Pages 4-10 |
“Les influences célestes peuvent faire pleuvoir des dons extraordinaires chez les êtres humains ; c’est un effet de la nature, mais il y a quelque chose de surnaturel dans l’accumulation débordante chez un même homme de la beauté, de la grâce et de la puissance: où qu’il s’exerce chacun de ses geste est si divin que tout le monde est éclipsé et on saisit clairement qu’il sagit d’un faveur divine qui ne doit rien à l’effort humain. Tel fut Léonard de Vinci ; sa beauté physique défiait tout éloge ; dans le moindre de ses actes résidait une grâce infinie... ” Vasari Biographie, influences, Verocchio |
||
| Les dessins de Léonard : incursion dans l'esprit d'un génie | Carmen C. Bambach | Pages 10-28 |
Peu de génies ont dominé l’histoire des civilisations de façon aussi imposante que Léonard, ou, à travers les siècles, captivé l’imagination du grand public avec une telle ampleur. D’une beauté à couper le souffle, ses dessins permettent de se glisser dans l’intimité de son esprit et d’en saisir le fonctionnement complexe, plus encore que pour n’importe quel autre artiste. Par leur nombre, ils constituent un héritage énorme, sans pareil dans l’art de la Renaissance italienne ; par leur diversité, ils viennent révéler la multiplicité des facettes du génie de Léonard et la non-linéarité de sa pensée ; par leur technique éblouissante, ils constituent un summum dans l’histoire de l’art occidental. Dessins, architecture, génie, monument Sforza, esquisses, peinture |
||
| Les manuscrits : un inestimable héritage | Jeanne Faton-Boyancé | Pages 28-36 |
Combien de manuscrits se trouvaient à la mort de Léonard dans son atelier ? Antonio de Beatis y voit en 1517 “une infinité de volumes”. Son fidèle disciple Francesco Melzi en hérita et les conserva précieusement dans sa villa de Vaprio d’Adda en Italie, compilant tout ce qui se rapportait à la peinture dans le fameux Traité de la peinture. Aujourd’hui, le fait que les trois quarts de ce traité ne peuvent être retrouvés dans les manuscrits subsistants de Léonard donne une idée de la quantité d’écrits du maître perdus ou volés. À la mort de Melzi vers 1570 commence en effet la dispersion d’un inestimable héritage. Manuscrits, héritage, dispersion, traité, Institut de France |
||
| Les Études de draperie, un ensemble unique et cohérent | Jacques Franck | Pages 36-52 |
Autour de 1470-1480, à deux ou trois années près, Léonard de Vinci réalise un groupe d’études de draperies à la tempera sur toile de lin fine : seize en tout lui sont attribuées, dont six conservées au Louvre et figurant dans l’exposition que le musée consacre cette année au maître. D’une exceptionnelle beauté, par delà les problèmes d’attribution que certaines d’entre elles soulèvent, ces études révèlent une des préoccupations majeures de Léonard , le traitement du clair obscur dans son infini subtilité, et annoncent par là même la technique du sfumato qui caractérisera les années de maturité de l’artiste. draperies, Verrocchio, clair-obscur |
||
| Fascination et fortune des têtes grotesques | Giulio Bora | Pages 52-60 |
A la fin du xve siècle et au début du xvie siècle, les grotesques antiques, figures fantastiques, mi-homme, mi-animal, souvent monstrueuses, sont redécouverts dans la maison dorée de Néron à Rome. Sans que l’on sache s’il en ait eu connaissance, Léonard exploite dès 1490 à Milan ce répertoire ; fasciné par l’infiniment beau comme par l’infiniment laid, il explore avec le même soin et la même attention ces deux pôles de la figure humaine et, poussé par son intérêt pour la physiognomonie, l’étude de la “nature des hommes, de leurs vices et de leur caractère ” (Traité de la peinture) à travers les trait du visage, dessine des dizaines et des dizaines de têtes grotesques. Copiées ou imitées plus librement, elles connaîtront une fortune considérable auprès des artistes européens. Grotesques, têtes chargées, caricatures |
||
| Les dessins des Léonardesques | Pietro Marani | Pages 60-73 |
C’est ainsi que Léonard lui-même qualifie dans un rébus les élèves et suiveurs qui imitèrent ses dessins et sa peinture, ou s’en inspirèrent. Peut-on pour autant parler véritablement d’école autour de Léonard, comme l’idée s’en est largement répandu au xvie et xviie siècle ? Selon la tradition prévalant dans les ateliers de la Renaissance, dès son premier séjour milanais, Léonard s’entoura d’aides et d’autres artistes pour mener à bien ses travaux. A travers ses premiers élèves documentés – Boltraffio, Marco d’Oggiono ou Cesare da Sesto – et de ses suiveurs plus tardifs, il eut une immense influence non seulement sur les maîtres lombards de son temps mais aussi dans l’unification du langage figuratif de l’Italie du xvie siècle, dans l’éclosion de ce que Vasari qualifiera de langage " moderne ". Léonardesques, école, élèves, apprentis, influence, enseignement |
||
| Léonard de Vinci, dessins et manuscrits | Blois, une cité sur la Loire |