Dossier de l'art n° 44 du 02/12/1997
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Le faste des ducs de Bourgogne
L’art à la cour des ducs de Bourgogne Le règne des grands ducs de Valois s’étend de 1364, date à laquelle Philippe le Hardi, fils du roi Jean le Bon, devient duc de Bourgogne, à la mort de Charles le Téméraire en 1477. Leur domaine comprenait outre l’ancien duché et le comté (Bourgogne et Franche-Comté actuelles),les provinces jusqu’alors sous la dépendance des comtés de Flandre, réunies à la Bourgogne par le mariage de Philippe le Hardi avec Marguerite de Flandre. Les Valois avaient le goût du faste. Sous leur règne et grâce à leur mécénat les arts connurent une période éblouissante non seulement la sculpture avec la célèbre école bourguignonne et son chef de file Claus Sluter, la peinture avec les plus grands artistes flamands du XVe siècle – le Maître de Flémalle, Van Eyck, Van der Weyden et leurs disciples –, mais aussi l’enluminure qui connut alors son âge d’or en France et en Bourgogne, les tissus précieux et la broderie. Les ducs avaient constitué l’une des plus prestigieuses collections de tapisseries d’Europe. L’Apocalypse de Bourgogne surpassait le chef-d’œuvre d’Anjou. Leur trésor est aujourd’hui dispersé dans les musées d’Europe et d’Amérique, séparé du brillant contexte de la Cour bourguignonne qui l’a vu naître. L’objet du présent dossier est de faire revivre ce grand moment de l’art occidental.
 
Principaux articles référencés pour ce numéro
 
Les ducs Valois et le duché de Bourgogne Jean Richard Pages 4-7

L’accession d’une branche cadette de la dynastie royale des Valois au duché de Bourgogne a été la conséquence de la disparition prématurée du dernier des ducs capétiens, Philippe de Rouvres, enlevé par l’épidémie de peste de 1361.
Jean le Bon
 
La commande Albert Châtelet Pages 8-11

Les ducs de Bourgogne sont naturellement, dans leurs possessions, les premiers clients des artistes. Pourtant leur action n’est plus guère saisissable que par ses traces indirectes, tant les destructions des œuvres qu’ils avaient commandées eux-mêmes, ont été considérables.
artistes
 
La construction civile à Dijon au temps des Grands Ducs Marie-Claude Pascal Pages 12-29

Lorsque les ducs Valois prennent possession du duché, la ville de Dijon compte quelque dix mille habitants (elle atteint treize mille habitants en 1474). Ce n’est pas une ville populeuse : la nouvelle enceinte établie au XIIe siècle, après un incendie, englobe l’ancien gallo-romain, les faubourgs proches et de vastes terrains non bâtis qui lui donnent une physionomie encore rurale.
architecture civile, Bourgogne
 
La peinture en Bourgogne sous les ducs Valois Sophie Cassagnes-Brouquet Pages 30-45

Quelques tableaux conservés dans les musées les plus prestigieux, le souvenir des brillantes cérémonies de l’ordre de la Toison d’or, ne suffisent pas à restituer l’univers coloré dans lequel vécurent les grands ducs d’Occident. Le décor peint était partout présent dans leurs châteaux et dans les fondations religieuses qu’ils dotèrent si richement. Les peintres s’activaient jour et nuit pour répondre à leurs commandes de décors muraux, de retables de dévotion et de portraits destinés à exalter leur gloire de princes chrétiens et chevaliers.

 
La sculpture Sophie Jugie Pages 46-63

Est-il un couple princier de la fin du Moyen Age dont nous soit parvenue une image empreinte de plus de présence, de plus de grandeur que l’éternelle prière de Philippe le Hardi et de son épouse Marguerite de Flandre au portail de la chartreuse qu’ils ont fondée à Champmol, près de Dijon, en 1384 ?
mécénat, ducs Valois, Claus Sluter, Moyen Age.
 
La plus riche et noble librairie du monde Dominique Vanwijnsberghe Pages 64-79

Le copiste David Aubert parlait en 1443, d' une bibliothèque qui, riche de plus de 900 volumes, pouvait aisément soutenir la comparaison avec les grandes collections italiennes du pape Nicolas V, du cardinal Bessarion, de Cosme de Médicis, des Visconti, des Niccoli ou encore de Frédéric d’Urbin.
ducs de Valois
 
L’Armorial de la Toison d’Or Jean-Claude Garreta Pages 80-89

Entre les manuscrits que conserve la bibliothèque de l’Arsenal (ms.4790) il en est un qui excite particulièrement la curiosité, tant par son ampleur (942 écus figurés) que par son titre traditionnel.

 
Iconographie de la Toison d’or à la Bibliothèque municipale de Dijon Martine Chauney-Bouillot Pages 90-93

Les statuts de l’ordre de la Toison d’or, promulgués en 1431 à Lille, ne comportaient pas la tenue d’un armorial officiel, mais ils prévoyaient qu’au chœur de la Sainte-Chapelle de Dijon, “dessus le siège du souverain de l’ordre, sera mis et fichié l’escu de ses armes [...], et pareillement sera fait des autres chevaliers dudict ordre”.
Hue de Boulogne
 
Le vitrail au temps des ducs de Bourgogne Martine Callias Bey et Laurence de Finance Pages 94-103

Le caractère itinérant de la cour de Bourgogne imposait aux ducs la commande d’œuvres d’art qui se prêtaient à de fréquents déplacements. Les nombreux manuscrits, tapisseries, et pièces d’orfèvrerie qui composaient les collections ducales en témoignent. Les œuvres plus monumentales laissées par les ducs en Bourgogne, au nombre desquelles figurent les vitraux, sont liées à leurs fondations civiles ou religieuses et à l’art funéraire, moyen de perpétuer leur personnalité et la puissance de leur dynastie.

 
Les tapisseries des ducs de Bourgogne Marc Fructuoso Pages 104-112

De nos jours, la tapisserie est parfois qualifiée d’art mineur. Tel n’était pas le cas à l’époque médiévale, où la création artistique trouvait en elle une application importante. Parmi les collections de tapisseries du Moyen Age finissant, aucune ne pouvait rivaliser avec celle des ducs de Bourgogne, enrichie durant quatre générations de pièces somptueuses à l’iconographie variée.

 
Broderies et tissus précieux à la cour de Bourgogne Marc Fructuoso Pages 112-119

En princes fastueux, les ducs de Bourgogne employaient un grand nombre de tissus précieux et de broderies, non seulement pour la confection et la décoration de leurs costumes de parade et de vêtements liturgiques destinés aux officiants de leur chapelle, mais aussi avec les tapisseries pour embellir et renouveler leur cadre de vie.

 
Le faste des ducs de Bourgogne Blanchard

 
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Dossier de l'art n° 44 est un magazine des Editions FATON.