Dossier de l'art n°116 du 01/03/2005
Numéro Normal  
La France romane
A l'occasion de l'exposition du Louvre consacrée à la France romane, Dossier de l'Art vous propose de découvrir quelques-uns des aspects majeurs de l'art du XIe siècle en France, tels que le dessin, la sculpture sur pierre et sur marbre ou encore les statues reliquaires de bois et orfèvrerie. Des repères historiques et archéologiques accompagnent la présentation des oeuvres.
 
Principaux articles référencés pour ce numéro
 
L'archéologie et la connaissance du XIe siècle Michel Colardelle et Eric Verdel Pages 2-5
Autour de l'an mil
Période de mutations, le XIè siècle voit changer une société que structure et unit sa foi chrétienne. Bâtiments civils et religieux ont laissé sur le territoire des traces dont l’interprétation contribue à la compréhension de l’organisation sociale et de son évolution.

 
Chronologie de la France romane   Pages 6-6



 
Les croisades, un renouveau intellectuel Jannic Durand Pages 8-17

Prêchée en 1095, la première croisade initie une période de renouveau intellectuel et artistique pour la France et pour l’Europe en général. Conquérants, les chevaliers chrétiens, qui imposent leur domination par une politique architecturale civile et religieuse volontariste, sont également conquis par cette culture orientale qui marque l’art roman, tant d’un point de vue technique et ornemental que typologique et iconographique.

 
Le dessin dans l'enluminure romane François Avril Pages 18-26
UN medium privilégié
L'un des moyens d'expression préférés des enlumineurs de la période romane fut le dessin. En France, des enlumineurs comme Ingelard à Saint-Germain-des-Prés, Hugo pictor en Normandie, le Maître de la seconde Bible de Saint-Martial à Limoges et le Maître de la Bible d'Etienne Harding à Cîteaux, le pratiquaient souverainement.

 
Un manuscrit de Cîteaux à l'exposition du Louvre   Pages 27-27



 
L'art des sculpteurs romans Jean-René Gaborit Pages 28-37
Les chapiteaux historiés
Les chapiteaux historiés, c’est-à-dire sculptés de motifs décoratifs ou narratifs, sont très présents dans l’art roman et l’on pourrait dire que cette période en est l’âge d’or. Encore en place pour beaucoup, les chapiteaux romans témoignent du talent de sculpteurs qui ont su se plier aux contraintes liées à la forme du support tout en développant un langage qui reflète la diversité des styles régionaux.

 
Les chapiteaux de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés Maylis Baylé Pages 38-45
Précieux vestiges du XIe siècle roman
L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés constitue l’un des derniers vestiges majeurs de l’art roman d’Ile-de-France, et ses douze chapiteaux du XIe siècle, aujourd’hui conservés au musée de Cluny, en sont des témoignages d’autant plus précieux. Trois ensembles s’y distinguent par leur style et leur iconographie, où le renouveau du chapiteau corinthien au milieu du XIe siècle est clairement attesté, tandis qu’on perçoit dans plusieurs scènes sculptées l’influence prégnante de l’enluminure ottonienne.

 
La sculpture romane en Roussillon et bas Languedoc Géraldine Mallet Pages 46-53
Le travail du marbre
Riche en monuments d’époque romane, le Languedoc-Roussillon constitue un réservoir de formes qui témoignent de la vitalité de la sculpture religieuse et des échanges artistiques. Puisant dans les sols leur matière première, les sculpteurs ont travaillé les différentes variétés de marbre qui s’offraient à eux, faisant de ce matériau, comme l’avaient fait les artistes de l’Antiquité, un medium privilégié.

 
Gislebertus, maître d'Autun Brigitte Maurice-Chabard Pages 54-63
Un art entre contrainte et fantaisie
La cathédrale Saint-Lazare d’Autun, édifiée dans la première moitié du XIIe siècle, fut conçue comme une église de pèlerinage dédiée à saint Lazare dont elle abritait le monumental reliquaire. De son riche programme sculpté créé par le maître Gislebertus subsistent aujourd’hui de remarquables chapiteaux historiés et figurés, dérivés du corinthien, ainsi que deux témoignages majeurs de l’art sculpté du XIIe siècle : l’Ève couchée du portail latéral et la Résurrection des morts du grand portail, où la virtuosité des drapés se mêle à la force d’expression des figures et de la mise en scène.

 
Les statues reliquaires romanes Danielle Gaborit-Chopin Pages 64-73
La riche tradition des Majestés
Produites en grand nombre entre le Xe et le XIIe siècle, les Majestés, statues de saints personnages trônant, ne sont pas une particularité du centre de la France, comme on a pu l’avancer parfois, mais relèvent d’une tradition ancienne et relativement répandue dont on trouve des mentions dès le VIIIe siècle. Si les régions du centre, comme l’Auvergne, en recèlent toutefois de très fameux exemples, à l’image de la Vierge de Clermont, la célèbre Sainte Foy de Conques demeure sans doute aujourd’hui la plus fascinante de ces statues reliquaires.

 
La France romane Le néo-impressionnisme de Seurat à Paul Klee

 
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Dossier de l'art n°116 est un magazine des Editions FATON.