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Dossier de l'art n°113 du 01/10/2004 Numéro Normal L'art de l'ukiyo-e. Exposition au Grand Palais. A l'occasion de l'exposition du Grand Palais consacrée aux estampes japonaises, Dossier de l'Art propose de découvrir cet art subtil, dont l'interprétation difficile mérite d'être guidée. Ce numéro présente à la fois le contexte historique, social, culturel, dans lequel est apparu l'art de l'estampe ukiyo-e, à l'époque Edo, et la technique de l'estampe. Il propose des clefs de lecture permettant d'apprécier les oeuvres, ainsi que des commentaires d'estampes, tout en se penchant plus particulièrement sur l'image de la femme dans les estampes japonaises. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| L'époque Edo: une culture nouvelle engendrée par la paix intérieure | Brigitte Koyama-Richard | Pages 2-3 |
C'est dans un contexte de profondes mutations sociales, économiques et politiques que fit son apparition l'estampe ukiyo-e. |
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| L'ukiyo-e ou le monde flottant | Geneviève Aitken | Pages 4-5 |
Hors de l'espace et hors du temps, les images de l'ukiyo-e fixent des instants et s'adressent aux sens, à l'imagination pour susciter des émotions |
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| L'esthétique d'une société nouvelle | Nelly Delay | Pages 6-12 |
Pendant la période Edo s'épanouit une esthétique qui correspond aux goûts d'une société nouvelle. L'ukiyo-e, image du "monde éphémère et mouvant" ou "monde flottant", domine l'art japonais profane, mettant à l'honneur les divertissements et la vie quotidienne d'une population qui s'affirme en marge des structures hiérarchisées de la société traditionnelle. Tokugawa, Edo, estampe, Nô, Harunobu, Théâtre Kabuki, courtisanes, femmes |
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| Quelques clefs pour déchiffrer une estampe | Geneviève Aitken | Pages 13-13 |
| L'estampe ukiyo-e des débuts à l'âge d'or | Geneviève Aitken | Pages 14-23 |
Inscrite dans la tradition ancienne de la gravure sur bois chinoise, puis japonaise, l'estampe ukiyo-e est utilisée pour l'illustration des livres imprimés et se situe en marge des écoles officielles de peinture ?anô et Tosa. Elle est portée au pouvoir par l'émergence de nouvelles classes sociales dont elle reflète, en kaléidoscope, l'image animée des plaisirs et des jours. D'abord en noir et blanc (sumizuri-e), ensuite rehaussée à la main puis imprimée à partir du XVIIIème siècle en couleur, elle connaît un âge d'or dans les années 1790, sous l'ère ?ansei. école Tosa, école Kano, Yoshiwara, Moronobu, Kabuki, couleurs, Nishiki-e, kento, Harunobu, ère Kansei, bijin-ga |
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| Les étapes de la réalisation d'une estampe | Brigitte Koyama-Richard et Hajimé Watanabé | Pages 24-28 |
L’estampe japonaise est un travail d’équipe, le dessinateur (eshi) fournit son modèle au graveur (horishi) qui transpose l’œuvre sur bois et la donne à l’imprimeur (surishi). De l’habileté technique de ces trois intermédiaires dépend la qualité de l’œuvre finale, faite pour être vendue à un public le plus large possible. Son but est commercial, elle doit plaire et pour cela être originale, belle, et correspondre aux critères de la mode de l’époque. gravure, dessin, lumière, impression, papier, colle, couleur |
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| Les Bijin: images de belles femmes | Helen Szaday Mori | Pages 30-41 |
Évoquant à la fois un monde de plaisir et d’éphémère, l’ukiyo-e, à partir du milieu du XVIIè siècle, accorde une place importante aux bijin, les belles femmes. Que ce soient des courtisanes, des prostituées ou de simples femmes, leur attitude, leurs vêtements et la façon dont elles sont maquillées constituent un langage qu’il est nécessaire de décrypter pour comprendre l’art japonais de l’époque Edo. amour, romantisme, mitate-e, association, Harunobu, courtisanes, hari, tsuu, shibumi, geisha, kimono, coiffure, maquillage, érotisme, Yoshiwara |
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| Estampes commentées | Helen Szaday Mori | Pages 42-47 |
Commentaires de quatre estampes: "Couple contemplant la lune", de Suzuki Harunobu, "Les trente-deux traits féminins" de Nishimura Shigenobu, "La courtisane Hanaogi" et "Les amants Koharu et Jihei" de Kitagawa Utamaro |
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| Dans les coulisses du théâtre kabuki | Dominique Ruspoli-Rivolier | Pages 48-52 |
Le kabuki, théâtre traditionnel japonais qui s’épanouit à partir du XVIIè siècle, est, avec les bijin, un des thèmes privilégiés de l’ukiyo-e. Dominique Ruspoli-Rivolier a eu le grand privilège de rencontrer et de pouvoir photographier un acteur de kabuki. Il décrit ici les différentes étapes de la préparation d’un onnagata, acteur spécialisé dans l’interprétation de rôles féminins. onnagata, femmes, courtisanes, danjuro, ebizo |
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| Les grands maîtres de l'ukiyo-e | Genevière Aitken et Brigitte Koyama-Richard | Pages 54-65 |
Si certaines œuvres de la période Edo sont restées anonymes, de nombreux artistes de l’ukiyo-e sont aujourd’hui bien connus. De Moronobu, mythiquement considéré comme le fondateur de ce genre, au célèbre Utamaro, dont Claude Monet a collectionné les estampes, en passant par Harunobu, quelques-unes de ces grandes personnalités sont évoquées ici par de courtes notices biographiques. Hishikawa Monorobu, Okumura Masanobu, Suzuki Harunobu, Torii Kiyonaga, Isoda Koryusai, Katsukawa Shunsho, Kitagawa Utamaro, Chobunsai Eishi, Toshusai Sharaku |
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| Norbert Lagagne, donateur du musée Guimet | Nelly Delay | Pages 66-67 |
Très tôt fasciné par le Japon, Norbert Lagane commence par fréquenter les marchands d’art parisiens puis exerce son œil en visitant les musées européens et américains. Désireux de faire partager son amour pour l’art japonais, il a légué une collection de 180 œuvres au musée Guimet. |
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| L'art de l'ukiyo-e. Exposition au Grand Palais. | Carel Fabritius et l'âge d'or de Delft |