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Dossier de l'art n° 108 du 01/06/2004 Numéro Normal Jongkind, l'ami des impressionnistes A l'occasion de l'exposition qui se tient au musée d'Orsay du 2 juin au 5 septembre 2004, Dossier de l'Art propose de découvrir ici un artiste hors du commun, rebelle à bien des égards et dont l'influence fut non négligeable sur l'impressionnisme français. Ce Dossier nous permet de replacer l'oeuvre moderne et sensible du peintre dans le contexte d'une existence marginale, mais ponctuée d'amitiés profondes avec d'autres artistes de l'époque. Il éclaire à la fois la place et l'influence jamais effacées de la Hollande, pays natal de Jongkind, sur sa production et la relation qu'il entretint avec les impressionnistes, dont il annonça certains aspects sans toutefois pouvoir être considéré comme un des leurs. Il insiste enfin sur la technique de l'aquarelle, que Jongkind maîtrisa comme aucun autre et qui témoigne de la sensibilité du peintre et de l'acuité de son regard. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| L'exposition Jongkind au musée d'Orsay | Sylvie Patin | Pages 2-15 |
L'exposition du musée d'Orsay, à travers un parcours thématique regroupant peintures, dessins et aquarelles, s'efforce de mettre en lumière la variété et la singularité de l'oeuvre de Jongkind, depuis les débuts en Hollande, son pays natal dont il gardera toute sa vie la mémoire, jusqu'aux aquarelles tardives réalisées dans le Dauphiné, en passant par la découverte décisive de Paris et les séjours sur la côte normande en compagnie de ses amis impressionnistes. Hollande, Paris, impressionnistes, Normandie, Eugène Boudin |
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| Notre-Dame de Paris vue du quai de la Tournelle | Pages 16-17 | |
| Une oeuvre expliquée |
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| Un précurseur en marge de l'art officiel | François Auffret | Pages 18-25 |
| Le parcours de Jongkind Formé à la peinture en Hollande dans l’atelier d’Andreas Schelfhout, Jongkind rencontre, en 1845, le peintre Eugène Isabey. Attiré par la France, qu’il quittera cependant à plusieurs reprises pour revoir son pays natal, il s’installe à Paris l’année suivante et, très vite, commence à explorer la campagne hexagonale. En Normandie, il rencontre les futurs impressionnistes, à Paris, il se lie avec Mme Fesser, avec qui il découvrira le Nivernais, le sud de la France et le Dauphiné. Admiré par les artistes et les intellectuels de son époque (Boudin, Monet, Baudelaire et Zola parlent de lui en des termes élogieux), il ne sera pourtant jamais pleinement reconnu par les instances officielles. La Haye, Andreas Schelfhout, Eugène Isabey, Paris, Joséphine Fesser, La Côte-Saint-André |
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| Les ruines du château de Rosemont | Pages 26-27 | |
| une oeuvre expliquée |
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| La nostalgie du plat pays | Maartje de Haan | Pages 28-41 |
| Jongkind et la Hollande Jusqu’à sa mort, Jongkind, définitivement installé en France, pensa à sa Hollande tant aimée. Pendant toute sa vie il prit régulièrement le paysage fluvial comme thème de son art. En France, jusqu’au jour de sa mort, il a encore peint de nombreux tableaux du paysage hollandais, s’appuyant sur ses souvenirs, ses croquis et aquarelles faits aux Pays-Bas; ces tableaux représentaient notamment les ports de Rotterdam et Dordrecht et les rivières des environs, lieux où il ne s’était parfois pas rendu depuis plus d’une vingtaine d’années. dessin, Schelfhout, Isabey, Théodore Rousseau, aquarelles, ports, Rotterdam, Delft, Dordrecht |
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| Une extraordinaire liberté créatrice | Rhea Sylvia Blok | Pages 42-53 |
| Jongkind aquarelliste Johan Barthold Jongkind fut un aquarelliste de grand talent. Plus encore que ses peintures, ses aquarelles témoignent de la manière audacieuse dont il aborde le paysage, privilégiant le rendu de la lumière et de l’atmosphère. Très appréciées pour leur modernité, leur style libre et original, elles ont contribué dans une très large mesure à la réputation de l’artiste, et constituent aujourd’hui des œuvres recherchées par les collectionneurs. Schelfhout, Charles Rochussen, Isabey, Normandie, Eugène Boudin, Monet, Nevers, couleur, Beau-séjour |
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| La route de Lyon à La Côte-Saint-André | Pages 54-55 | |
| une oeuvre expliquée |
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| Jongkind et les impressionnistes | Götz Czymmek | Pages 56-65 |
| un précurseur inclassable Artiste voyageur, Jongkind fut très tôt attiré par la Normandie, berceau de l’impressionnisme. C’est là qu’il se lia d’amitié avec les paysagistes de ce cercle d’artistes avant-gardistes. Partageant le même amour de sites côtiers tels Honfleur ou Etretat, il arrive que Monet, Boudin et Jongkind travaillent ensemble. Si l’on peut considérer Jongkind comme l’un des précurseurs de l’impressionnisme, il ne faut cependant pas réduire ses oeuvres à de simples préfigurations de ce mouvement artistique. Sainte-Adresse, ports, Eugène Boudin, Monet, Honfleur, lumière, aquarelle, paysage, peinture hollandaise |
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| Jongkind et la Société des Aquafortistes | Rhea Sylvia Blok | Pages 66-69 |
C’est en 1862 que Jongkind s’essaie à l’eau-forte, pour la Société des Aquafortistes qui vient de se créer à l’initiative de l’éditeur et marchand d’art Alfred Cadart (1828-1875) et de l’imprimeur Auguste Delâtre (1822-1907). La Société se propose de relancer l’art de l’eau-forte, pratiquement supplanté par l’essor de la lithographie, en éditant des cahiers d’eaux-fortes de jeunes artistes novateurs, tels Édouard Manet (1832-1883), Jean-François Millet (1814-1875) et Camille Corot (1796-1875), publiés en livraisons mensuelles, parfois aussi en séries distinctes. Cahier de six eaux-fortes, Hollande, Paris |
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| Jongkind, l'ami des impressionnistes | Chambord |