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Dossier de l'art n°122 du 15/09/2005 Numéro Normal Girodet romantique et rebelle A l'occasion de l'exceptionnelle rétrospectivre que le Louvre consacre, cet automne, au peintre Girodet, Dossier de l'Art revient sur la carrière et l'art de ce grand élève de David, injustement méconnu en France. Le numéro s'ouvre sur un entretien avec Sylvain Bellenger, commissaire de l'exposition, puis décline les aspects majeurs de l'oeuvre: les premiers tableaux, la peinture d'histoire, les portraits, le thème de l'érotisme, et enfin les liens de la peinture de Girodet et de ses écrits poétiques. Vous pourrez, pour finir, découvrir les principaux lieux où l'on peut admirer aujourd'hui les oeuvres du peintre. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Girodet romantique et rebelle | Pages 4-20 | |
| entretien avec Sylvain Bellenger, commissaire Depuis la rétrospective de 1967, aucune manifestation d'envergure n'avait été consacrée à Girodet, peintre des mythiques Funérailles d'Atala. L’ambitieuse exposition, « Girodet romantique et rebelle », présentée au musée du Louvre puis dans plusieurs musées nord-américains, se propose aujourd'hui de combler ce manque. Une centaine de tableaux et de nombreux dessins illustrent l’œuvre complexe de l’artiste et montrent à la lumière des études récentes sa profonde originalité dans l’art du début du 19e siècle. |
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| La jeunesse de Girodet | Anne Lafont | Pages 24-33 |
| Le temps de l'émancipation Dès son plus jeune âge, Girodet se tourne vers les arts et quitte Montargis, où il suivait des leçons de dessin, pour Paris. La fréquentation des deux plus prestigieux lieux d'enseignement de l'époque, l'atelier de David et l'Académie, renforcent encore son souhait le plus cher : gagner le Grand Prix de l'Académie et étudier en Italie. En 1790, Girodet part pour Rome, décidé à se détacher de l'art de son maître. L'année suivante, il peint Le Sommeil d'Endymion, un chef-d'œuvre personnel et abouti. |
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| Girodet peintre d'histoire | Anne Lafont | Pages 34-41 |
| Le grand genre hors des sentiers battus |
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| Les portraits de Girodet | Sidonie Lemeux-Fraitot et Richard Dagorne | Pages 42-49 |
| Chefs-d'oeuvre d'un peintre d'histoire Les manuels scolaires et les dictionnaires ont fait de Girodet le peintre d’un seul portrait, celui de Chateaubriand. Au-delà de cette image isolée, se dissimule une œuvre importante (pas moins de soixante-quinze portraits peints et dessinés), à la fois complexe et variée, ambitieuse et sophistiquée. Si Girodet, peintre d’histoire, ne chercha pas à devenir portraitiste comme son parent Largillière, du moins se montra-t-il digne de lui lorsqu’il aborda cette spécialité. |
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| Girodet et l'érotisme | Abigail Solomon-Godeau | Pages 50-57 |
| Endymion mis à nu La tenue d’une importante rétrospective consacrée à Girodet offre une occasion attendue de ré-étudier son oeuvre à la lumière des nouvelles orientations apparues dans le domaine de l’histoire de l’art, c’est-à-dire avec une attention particulière accordée aux questions de l’identité sexuelle, de la subjectivité et de la sexualité, et à la manière dont ces trois paramètres se manifestent dans toutes formes de représentation artistique. Ces façons nouvelles d’appréhender l’histoire de l’art – particulièrement dans les études universitaires américaines – ont à leur tour été influencées par trois décennies de travaux théoriques effectués par les chercheurs féministes et homosexuels qui ont toujours placé ces questions au centre de leurs préoccupations. Sous cet angle novateur des Gender Studies, Abigail Solomon-Godeau analyse quelques-uns des plus célèbres tableaux de Girodet, du Sommeil d'Endymion au Pygmalion et Galatée en passant par les Funérailles d'Atala. |
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| Girodet, poète de | Marc Fumaroli | Pages 58-69 |
Sa solide formation intellectuelle ainsi que son voyage en Italie ont fait de Girodet un artiste remarquablement cultivé. À sa peinture nourrie de littérature fait écho une œuvre littéraire, beaucoup moins connue du public, La Peinture, long poème écrit entre 1807 et 1824. Récit autobiographique, c'est aussi un manifeste de la pensée de Girodet, du regard qu'il porte sur la peinture et ses plus hautes aspirations. |
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| Le musée Girodet de Montargis | Richard Dagorne | Pages 74-81 |
Situé à Montargis, la ville natale de l'artiste, le musée Girodet propose de pénétrer au cœur de l’œuvre et de la vie du peintre d’Atala au tombeau. Fondé en 1853 par le docteur Ballot, maire de Montargis, et le baron de Girardot, sous-préfet de l'arrondissement, le musée des Beaux-Arts, n'a été baptisé "musée Girodet" qu'en 1967 et c'est grâce à la clairvoyance des animateurs successifs du lieu que le public peut aujourd'hui encore admirer son exceptionnel fonds d’œuvres du maître et sa riche collection de peintures et de sculptures. |
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| Autopsie d'une oeuvre | Elsa Valtat | Pages 82-83 |
| La leçon de géographie de Girodet Les efforts combinés du Ministère de la Culture, des autorités locales et de plusieurs mécènes privés, ont récemment permis l'achat d'un tableau de Girodet dont la trace avait été perdue depuis plus d'un demi-siècle. La leçon de géographie, double portrait du père adoptif du peintre et de son fils Benoît-Agnès Trioson, a depuis rejoint les collections du musée Girodet de Montargis qu'elle complète superbement. |
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| Girodet à Compiègne | Elsa Valtat | Pages 84-87 |
En 1813, Napoléon, qui avait entrepris un remaniement de grande ampleur du château de Compiègne, fait appel à Girodet pour la décoration des nouveaux appartements. Encore en place pour la plupart, ces peintures ont été récemment étudiées en profondeur et pour certaines restaurées. À cette occasion, une exposition propose de les redécouvrir par le biais d'une confrontation avec des documents d'archives, des dessins et des estampes. Cette exposition est également l'occasion de découvrir ou redécouvrir les somptueux appartements réalisés sous l'Empire. |
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| David, peintre et pédagogue | Elsa Valtat | Pages 88-91 |
Trois expositions rendent actuellement hommage au maître de Girodet, que Delacroix avait surnommé "le père de la peinture moderne" : Jacques-Louis David (1748-1825). Au musée Jacquemart-André, une rétrospective revisite la carrière du maître, tandis que les musées du Louvre et de Montargis se penchent sur sa descendance artistique, aussi variée que prolixe puisque des artistes aussi différents que Gros, Gérard ou Isabey sont passés par son atelier. |
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| Girodet romantique et rebelle | Vienne 1900. Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka |