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Dossier de l'art n°110 du 01/08/2004 Numéro Double Châteaux et jardins princiers de Prusse Un numéro double pour vous présenter les plus beaux châteaux de la région de Berlin et de Potsdam, bâtis au cours de trois siècles de règne de la dynastie des Hohenzollern. Après une introduction historique qui retrace la succession des souverains de cette grande dynastie de bâtisseurs, nous vous proposons un voyage de Sans-Souci à Charlottenburg, du Nouveau Palais de Potsdam au Palais de Marbre, ainsi qu'une longue halte dans la très belle collection de peintures du XVIIIe siècle réunie par Frédéric II de Prusse. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Les Hohenzollern, une dynastie de bâtisseurs | Philippe Poindront | Pages 2-14 |
En 1640, au sortir de la guerre de Trente Ans, la Prusse était un pays dévasté. S’ouvrit alors une grande période de reconstruction, qui sous l’impulsion du Grand Electeur Frédéric Guillaume, issu de la famille Hohenzollern, marqua l’apparition de la première architecture palatiale dans la région de Berlin. Par la suite, les princes qui se succédèrent sur le trône furent, chacun à sa manière, de grands bâtisseurs, qui surent s’entourer d’architectes remarquables : Andreas Schlüter qui marqua le règne de Frédéric Ier, Georg Wenzeslaus von Knobelsdorff, ami intime de Frédéric le Grand, ou encore le célèbre Karl Friedrich Schinkel qui eut les faveurs de Frédéric Guillaume III. Tous surent donner forme aux ambitions de leurs souverains et contribuèrent à dessiner le paysage de Berlin et de Potsdam, influencés tour à tour par les modèles hollandais, français, anglais et italiens. Frédéric Guillaume, Frédéric Ier, guerre de Trente Ans, Andreas Schlüter, Frédéric II, Von Knobelsdorff, Potsdam, Frédéric Guillaume II, Von Gontard, Langhans, Schinkel, Persius, Frédéric Guillaume III, Frédéric Guillaume IV, GUillaume II |
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| Chronologie de l'histoire de Prusse de 1640 à 1918 | Pages 14-15 | |
| Oranienburg et Caputh, deux châteaux de plaisance | Claudia Sommer | Pages 16-21 |
Parmi les nombreux palais baroques de Frédéric Ier de Prusse, rares sont ceux qui se sont conservés jusqu’à nos jours ; la plupart d’entre eux furent transformés, défigurés et utilisés comme usines, écoles ou casernes. Toutefois, deux des plus importants châteaux de plaisance de la famille Hohenzollern, les châteaux d’Oranienburg et de Caputh, qui datent de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle, ont pu être sauvés de la ruine au cours des dernières années. Grâce à une vaste campagne de restauration et à la mise en place d’un aménagement muséographique, ils offrent aujourd’hui à leurs visiteurs une image représentative de l’art et de la culture de cour en Brandebourg-Prusse vers 1700. Frédéric Ier, baroque italien, JF Eosander, princesse Dorothée |
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| Charlottenburg, une résidence baroque entre Versailles et Het Loo | Rudolf Scharmann | Pages 22-37 |
La petite résidence d’été inspirée de l’architecture hollandaise, édifiée à la toute fin du XVIIème siècle pour la princesse-électrice Sophie Charlotte de Brandebourg, fut peu à peu étendue en un majestueux château baroque dans l’esprit de Versailles, rebaptisé Charlottenburg en 1705, à la mort de celle qui avait si profondément marqué les lieux. Avec Frédéric II, autre personnalité déterminante, et la Nouvelle Aile qu’il fit construire, le style baroque vint définitivement modeler le château, tandis que le parc, avec son réseau d’allées, restait l’un des premiers exemples de jardin baroque français en Allemagne. Sophie Charlotte de Brandebourg, baroque, JF Eosander, A Schlüter, S Godeau, parc, orangerie, Frédéric II, rococo, Von Knobelsdorff, JA Nahl, JM Hoppenhaupt, Watteau, CG Langhans, Frédéric Guillaume II, Frédéric Guillaume III, KF Schinkel, PJ Lenné, Frédéric Guillaume IV |
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| Rheinsberg, les débuts du rococo prussien | Detlef Fuchs | Pages 38-43 |
En 1734, le domaine de Rheinsberg devint la résidence de Frédéric II et de la princesse Elisabeth Christine son épouse. La conception du nouveau château, sur les bases de l’ancienne construction Renaissance, fut confiée à Johann Gottfried Kemmeter, directeur des Bâtiments électoraux, assisté de l’architecte Von Knobelsdorff qui élabora de somptueuses décorations intérieures de style rococo. Quelques années plus tard, Frédéric transmit la propriété à son frère Henri qui, mû par un désir d’opposition fraternelle, entreprit à son tour de vastes aménagements, dans un esprit résolument tourné vers le néo-classicisme. JG Kemmeter, Von Knobelsdorff, Antoine Pesne, Frédéric II, rococo, néo-classicisme, Henri de Hohenzollern, CG Langhans |
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| Sans-Souci, joyau archtectural au coeur de la nature | Angelika Scholz et Ulrich Henze | Pages 44-53 |
Année après année, des millions de visiteurs prennent la route de Sans-Souci, à Potsdam, pour partir à la découverte de la Prusse frédéricienne. Il semble en effet que l’esprit de cette époque ne soit nulle part aussi présent, ni aussi vivante la personnalité légendaire de Frédéric le Grand, qu’au château de Sans-Souci. Le monarque participa en personne à la conception de cette somptueuse résidence élevée au milieu d’un site très particulier mariant jardins et vignes. L’influence sensible de l’architecture antique s’y mêle à une organisation des jardins résolument moderne pour l’époque, tandis que décorations et ameublement illustrent toute la richesse du rococo germanique. Von Knobelsdorff, C. Glume, Frédéric II, antiquité, Watteau, rococo, peintures, Voltaire |
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| Frédéric II et la peinture française du XVIIIe siècle | Christoph Martin Vogtherr | Pages 54-67 |
Frédéric II fut un grand amateur et un fervent collectionneur de peintures, qui se passionna tout particulièrement pour l’art français du XVIIIème siècle. Entre 1740 et 1770 environ, il réunit un remarquable ensemble de tableaux, qu’il répartit et installa avec soin dans ses diverses résidences, faisant parfois construire des pièces adaptées aux œuvres qu’elles devaient accueillir. Parmi les maîtres français qu’il appréciait particulièrement se détache une figure essentielle, celle d’Antoine Watteau, dont il put acquérir notamment une version de L’Embarquement pour Cythère et L’Enseigne de Gersaint, que l’on peut admirer aujourd’hui encore au château de Charlottenburg. Watteau, Lancret, Chardin, JF de Troy, Carle van Loo, A Pesne, Cythères, la Fête galante, A Coypel, JBM Pierre, J Restout, J. Cazes |
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| Le Nouveau Palais, un giganteque Versailles prussien | Philippe Poindront | Pages 68-77 |
En commandant en 1763 les plans d’un palais situé dans le parc du château de Sans-Souci, Frédéric II prenait une fois encore comme modèle le somptueux Versailles pour fêter dignement sa nouvelle gloire après la victoire sur l’Autriche. En sept ans fut édifié un immense château aux allures de décor d’opéra, ponctué de dômes, pilastres et obélisques et doté d’une monumentale statuaire inspirée de la mythologie antique. Si les luxueux aménagements intérieurs, résolument rococo, émerveillent le visiteur, la collection de tableaux présentée au château est sans doute plus remarquable encore, qui réunit notamment quelques chefs-d’œuvre baroques italiens et flamands. Von Knobelsdorff, Büring, Von Gontard, rococo, Frédéric II, salle en grotte, rocaille, peintures, Van Dyck |
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| Le Palais de marbre, chef-d'oeuvre du style néo-classique | Philippe Poindront | Pages 78-87 |
En se faisant construire une résidence d’été dès son arrivée sur le trône, Frédéric Guillaume II comptait sans aucun doute affirmer sa personnalité, ses goûts artistiques et montrer qu’en ce domaine il se distinguait de son illustre prédécesseur Frédéric II. Il souhaitait édifier un palais d’un style profondément différent du très symbolique château de Sans-Souci. Conformément à ses désirs, c’est dans un esprit résolument néo-classique, au milieu d’un parc romantique, que fut édifié le Palais de Marbre, très imprégné d’architecture palladienne anglaise et enrichi d’un décor intérieur en grande partie commandé en Angleterre et en Italie. Ja Neyserbeck, Frédéric Guillaume II, Nouveau Jardin, Von Gontard, Wilhelmine Encke, CG Langhans, Wegwood (manufacture), Erdmannsdorff, JG Schadow, D Hacker, JE Eben, D Roentgen, MPD Boumann, LF Hesse |
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| Schinkel et Persius, les deux grands architectes du XIXe siècle | Sibylle Hoimann | Pages 88-95 |
Dans la première moitié du XIXème siècle, deux architectes de grand talent, Karl Friedrich Schinkel et son élève Friedrich Ludwig Persius, ont contribué à embellir le paysage des environs de Berlin et Potsdam. Tandis que le premier, qui eut les faveurs de Frédéric Guillaume III et de Frédéric Guillaume IV, conçut notamment l’aménagement de l’Île des Paons et les plans du très italien Nouveau Pavillon de Charlottenburg, le second sut remarquablement mettre en valeur le parc du château de Glienicke. Frédéric Guillaume III, Frédéric Guillaume IV, Ile des Paons, Charlottenburg, Glienicke |
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| Charlottenhof, un rêve d'Italie | Antje Adler | Pages 96-103 |
C’est au retour de son séjour en Italie que Karl Friedrich Schinkel, assisté de Ludwig Persius, fut chargé de l’aménagement du château de Charlottenhof, où il s’efforça recueillir et transcrire les impressions que lui avait laissées le paysage architectural romain. C’est incontestablement le parc du château, avec sa succession de jardins et ses grandes perspectives, qui donne le ton méditerranéen du domaine. Schinkel a su recréer ici une atmosphère très inspirée de l’Antiquité qui décline le thème de l’eau au milieu des arbres et des vignes. Peter Joseph Lenné, Schinkel, Bains romains, Persius |
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| Peter Joseph Lenné et le jardin naturaliste | Michael Seiler | Pages 104-109 |
Après une longue formation parisienne, le jeune architecte paysagiste Lenné perfectionna son art dans plusieurs villes d’Autriche et de Prusse avant de s’installer à Potsdam. Remarquablement doué, rigoureux et déterminé, il contribua de façon décisive à embellir le paysage environnant la ville et influença profondément l’art des jardins en Allemagne, en créant notamment un superbe jardin d’agrément classique, sur le modèle anglais, pour le domaine de Glienicke et en aménageant le parc de Charlottenhof en un espace géométrique des plus raffinés. Sans-Souci, Glienicke, jardin d'agrément, Charlottenhof, |
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| Cecilienhof, le chant du cygne des Hohenzollern | Stefan Gehlen | Pages 110-114 |
Avec le château de Cecilienhof s’achève la longue période de construction de la dynastie Hohenzollern dans la région de Berlin. Edifié par Paul Schulze-Naumburg au cours de la Première Guerre mondiale, cet immense édifice mêle l’influence particulièrement sensible de l’architecture anglaise à une esthétique germanique déjà moderne. |
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| Châteaux et jardins princiers de Prusse | Quentin de La Tour pastelliste des Lumières |