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Dossier de l'art n°114 du 01/11/2004 Numéro Normal Carel Fabritius et l'âge d'or de Delft A l'occasion de l'exposition du Mauritshuis de La Haye, consacré au jeune maître de Delft disparu accidentellement à l'aube de son art, Dossier de l'Art se penche sur la destinée peu commune du peintre, son destin tragique, l'exceptionnelle situation des Pays-Bas à son époque. Il s'arrête plus particulièrement sur une des oeuvres les plus remarquables de l'artiste, Le Chardonneret, récemment restauré et qui a livré à cette occasion quelques-uns de ses secrets. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Carel Fabritius. Le destin brisé d'un génie prometteur | Ariane Van Suchtelen | Pages 2-17 |
De la brève existence de Carel Fabritius et de son œuvre sans doute en partie détruite dans l’explosion de 1654, on sait aujourd’hui peu de choses. Au milieu de l’obscurité qui entoure ce destin tragique, la lumière qui se dégage des treize toiles qu’on lui attribue désormais paraît d’autant plus admirable et témoigne d’une étonnante virtuosité technique. L’exposition du Mauritshuis de La Haye permet de faire le point sur son œuvre et les peintures qui lui sont aujourd’hui attribuées ; elle met en valeur l’évolution de l’art de Fabritius de son passage chez Rembrandt à son installation à Delft où il peint ses derniers chefs-d’œuvre, devenus des icônes de l’art hollandais. Rembrandt, Vermeer, La Sentinelle, Le Chardonneret, peintures d'histoire, compositions mythologiques, autoportraits, réalisme, perspective, trompe-l'oeil |
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| Les Pays-Bas à l'époque de Carel Fabritius | Armelle Fayol | Pages 18-19 |
Fabritius naît au moment où les Pays-Bas, qui ont tout récemment et de haute lutte conquis leur indépendance contre la domination espagnole, et forment désormais une république, connaissent une période économique faste, en particulier grâce à leur puissance maritime. Parallèlement se développent les arts et les lettres, alors que la condition des artistes change et donne place à une plus grande liberté d'esprit. |
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| L'école de Delft et l'âge d'or hollandais | Bieke van der Mark | Pages 20-31 |
Delft, qui fut pendant longtemps une petite cité provinciale des plus effacées, devient soudain, au cours des années 1650, un des grands centres de la peinture hollandaise. Les artistes qui de 1650 à 1675 sont actifs dans la cité partagent les mêmes intérêts ; ils s’influencent mutuellement et vont se révéler particulièrement novateurs. Parmi eux, de grands maîtres : un Carel Fabritius, un Pieter de Hooch, un Johannes Vermeer. L’œuvre qu’ils nous ont laissé présente une homogénéité si évidente que les siècles suivants n’ont pas hésité à parler d’une véritable " école de Delft ". Et aujourd’hui encore, la sérénité de leurs représentations, la lumière qui baigne leurs scènes de la vie quotidienne, n’ont rien perdu de leur séduction. Guillaume d'Orange, intérieurs d'églises, Houckgeest, vues urbaines, De Hooch, "Vue de Delft" de Fabritius, scènes de genre, Vermeer |
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| Restauration; les secrets révélés du | Jorgen Wadum | Pages 32-39 |
La restauration du Chardonneret, terni sous un épais vernis jaunâtre, a permis de redonner au tableau toute sa lumière. Les examens scientifiques réalisés avec des moyens extrêmement sophistiqués ont permis de comprendre la genèse de cet étonnant " petit morceau de rien ", chef-d’œuvre illusionniste. pigments, format, illusion |
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| Thoré-Bürger et la découverte du | Frances Suzman Jowell | Pages 40-43 |
Échappé miraculeusement aux décombres de l’explosion de la poudrière, le Chardonneret échappa à l’oubli grâce à l’œil averti de Thoré-Bürger qui sut le redécouvrir dans une collection belge et en apprécier immédiatement la qualité et l’originalité. Thoré-Bürger, le chevalier Camberlyn |
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| Barent, un peintre dans l'ombre de son frère | Alexis Merle du Bourg | Pages 44-53 |
Moins connu que son frère Carel, et d’un moindre talent, Barent Fabritius a néanmoins mené une carrière de peintre reconnu à Delft et Amsterdam. Son œuvre, composé d’une quarantaine de toiles ainsi que d’un corpus de dessins, témoigne non seulement de l’influence de Rembrandt et de solides qualités de coloriste, mais aussi d’une ouverture aux différents courants de la peinture hollandaise aux environs de 1650. Rembrandt, Autoportrait, peintures d'histoire, dessins |
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| Les grands peintres de l'école de Delft | Armelle Fayol | Pages 54-57 |
Van Bassen, Bosschaert, Bramer, DE Hooch, Houckgeest, Van Mierevelt, Van der Poel, Potter, Saenredam, Van Velsen, Vermeer, Van Vliet, Vosmaer, De Witte |
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| Carel Fabritius et l'âge d'or de Delft | Murillo, peintre de la douceur |