En France, Lebrun peint le présent sous les couleurs du passé alors que Velázquez en Espagne cherche dans le présent les signes précurseurs de l'avenir. Louis XIV veut échapper aux petitesses de la condition humaine par le faste et l'apparat. Philippe IV, son oncle, veut se soustraire au carcan de l'étiquette et du pouvoir en jouissant de ce que Dieu, selon les mystiques espagnols, a donné de meilleur aux hommes ; Velázquez se montre l'interprète inspiré et convaincu de cet aspect privé de la vie royale.
Auteur : Baticle Jeannine
Magazine : Dossier de l'art n° 63 Page : 4-23
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