La carrière de Pajou (1730-1809) au XVIIIe siècle est exemplaire : formation très rigoureuse, séjour italien et admission à trente ans à l'Académie. A ce parcours sans faute répond un œuvre diversifié et riche : somptueux décors d'architecture, petite statuaire pour une clientèle raffinée d'amateurs, galerie de portraits et, dans les dernières années de la maturité, une éblouissante série de grands hommes, marquent l'apogée de ce qu'on a appelé le "plutarquisme" français. Pajou, longtemps injustement délaissé, s'est affirmé comme l'un des créateurs les plus subtils du goût néoclassique.
Auteur : Scherf Guilhem
Magazine : Dossier de l'art n° 43 Page : 14-39
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