A Nevers au cours du XVIIIe siecle, les faïenciers sont à la recherche de sources d'inspiration pour une clientèle nouvelle, celle de la petite bourgeoisie et du monde de l'artisanat. La faïence devient un produit plus accessible dont la fonction n'est pas toujours utilitaire. Suspendue par les trous d'accrochage ou posée sur un vaisselier, elle présente un décor fait pour instruire, amuser, marquer un appartenance. Les faïenciers de Nevers, plus que d'autres rompus à l'art du conte, innovent en racontant des histoires inspirées de la littérature populaire et satirique transmise le plus souvent par le moyen de la gravure, à l'instar de l'Astrée et des Métamorphoses d'Ovide dans lesquels ils avaient trouvé leur répertoire savant au siècle précédent. Voici quelques-uns des principaux décors à thèmes populaires.
Auteur : Pannequin Béatrice
Magazine : Dossier de l'art n° 30 Page : 48-54
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