Si Redon abandonne peu à peu le fusain et la lithographie dès les années 1890, le noir ne disparaît pas pour autant de son œuvre, et derrière le déferlement de couleurs qui contraste si fortement avec ses débuts, il recourt à des procédés similaires, privilégiant le pastel pour ses effets d'estompe, de contraste ou de poudroiement. En faisant de la couleur un usage incroyablement libre, Redon s'impose alors comme un modèle auprès des jeunes Nabis, puis des Fauves.
Magazine : Dossier de l'Art n° 183 Page : 38-49
Date : 01/03/2011
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