Jusqu'aux années 1890, en dépit d'une pratique régulière de l'huile, Redon rêve et travaille essentiellement en noir. Ses fusains et ses onze recueils lithographiques accompagnés de légendes, qui le révèlent et l'imposent peu à peu dans les cercles littéraires symbolistes, ouvrent la porte d'une sublime fantaisie, peuplée de créatures déroutantes : un œuvre visionnaire à la limite du poème, « aux confins du monde imperceptible ».
Auteur : Pierre Pinchon
Magazine : Dossier de l'Art n° 183 Page : 26-37
Date : 01/03/2011
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