La fascination exercée par les toiles de Hopper provient d'une expérience singulière du temps qui semble tout à la fois extraire objets et personnages de leur présence dans le monde des phénomènes, et mettre en scène l'épaisseur même d'un temps qui ne s'écoule pas. Le traitement de l'espace et l'utilisation de la lumière sont deux ressorts fondamentaux de l'effet produit alors par le tableau : un effet que le spectateur, sans trop savoir pourquoi, reconnaît d'instinct comme la signature du peintre.
Auteur : Sophie Lévy
Magazine : Dossier de l'Art n° 175 Page : 46-53
Date : 25/06/2010
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