Edward Hopper parla peu de son oeuvre, préférant tout simplement y consacrer son existence, et suivre jusqu'au bout sa fascination pour la lumière enveloppant les choses, les corps, les espaces. Son silence et sa retenue semblent s'être communiqués à ses tableaux, dont la qualité d'atmosphère ne saurait se confondre avec une autre. S'il a attendu longtemps la reconnaissance du public et des musées, en cette Amérique des avant-gardes, Hopper n'a rien abdiqué pour cela de son singulier réalisme, créant des images fortes d'une société qui a fini par se voir en elles et les porter aux nues.
Auteur : Carol Troyen
Magazine : Dossier de l'Art n° 175 Page : 14-25
Date : 25/06/2010
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