Pour un peintre que la lumière passionnait, Ensor a laissé étonnamment peu de paysages. Ceux-ci, pourtant, sont d'une facture qui appelle la comparaison avec Turner, et empreints d'une force qu'on dirait, pour reprendre les mots du peintre, « puisée dans la vague, ouïe dans les vents ». La qualité de l'air, les nuances et la transparence des couleurs se révèlent sous le pinceau de cet amoureux de la mer du Nord, d'Ostende et de ses dunes, qui ne quitta jamais le plat pays qui fut le sien.
Auteur : Norbert Hostyn
Magazine : Dossier de l'Art n° 168 Page : 60-67
Date : 01/11/2009
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