En 1882-1883, les masques commencent à peupler l'œuvre dEnsor et deviennent son motif favori : ils vont lui permettre, non seulement de mener jusqu'à un point de non-retour l'exploration des couleurs et la remise en cause des codes picturaux, mais aussi de s'éloigner du milieu des avant-gardes pour s'inscrire dans la lignée du grotesque et de la fantaisie, qui depuis Breughel fait la gloire de la peinture flamande. « Le peintre des masques » est plutôt, en réalité, le peintre qui démasque.
Auteur : Herwig Todts
Magazine : Dossier de l'Art n° 168 Page : 22-33
Date : 01/11/2009
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