Faut-il faire de Picasso l'héritier des maîtres espagnols ? Plus qu'une filiation esthétique, une identité nationale ou une volonté de perpétuer l'art de ceux qui l'ont précédé, Picasso revendique une renaissance de la peinture. Il se frotte à ses maîtres et à leurs oeuvres non pour les faire survivre, mais pour les faire vivre pleinement dans le présent. Sans déférence, il s'imprègne simultanément du maniérisme du Greco, de la pénombre de Zurbarán, des miroirs de Velázquez, du tourment de Goya.
Auteur : Schlesser Thomas
Magazine : Dossier de l'art n° 157 Page : 28-37
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