Comme son contemporain Matisse, Nolde vient tard à la peinture. De 1884 à 1904, il prend patiemment le contrôle d'une habileté manuelle indéniable, se forme aux techniques les plus diverses, pénètre les enjeux artistiques de son temps et élabore lentement une forme qui lui correspond. Déterminé à éviter les fourches caudines de l'académie, des Sécessions et de l'impressionnisme français, il lui faut toute la lumière de Van Gogh et de Gauguin pour prendre confiance en sa propre voie.
Auteur : Amic Sylvain
Magazine : Dossier de l'art n° 155 Page : 16-21
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