N° 115 - janvier 2005 - 9,00 €
ISSN : 1161-3122
C'est au XIXe siècle que s'étend en France la renommée de Murillo, portée par un intérêt croissant pour la peinture espagnole. À la faveur du contexte politique se constituent dans la première moitié du siècle d'importantes collections comme celles du maréchal Soult, d'Alexandre Aguado ou encore la galerie espagnole de Louis-Philippe. Le grand public y découvre essentiellement des tableaux religieux de Murillo qui trouvent en Mérimée, Balzac et surtout Théophile Gautier d'ardents défenseurs, tandis que d'innombrables copies voient le jour. La disgrâce en est d'autant plus profonde, qui frappe Murillo à parti de 1860, et nourrit l'image d'un peintre mièvre et dévot.
Auteur : Caumont Gisèle
Magazine : Dossier de l'art n° 115 Page : 66-74
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