Moins célébrés que les grandes compositions religieuses, les nombreux portraits laissés par Rubens témoignent avec un égal brio de la faculté du maître de dépasser les conventions. Des premières œuvres connues (Portrait d'homme de 1597, Autoportrait avec des amis à Mantoue) aux portraits de la fin de sa vie (ceux de la jeune Hélène Fourment et de sa famille), Rubens se libère peu à peu du hiératisme flamand pour laisser libre cours à la fluidité de la touche et à un chromatisme intense qui confère à ses modèles une vibrante expression.
Auteur : Alexis Merle du Bourg
Magazine : Dossier de l'art n° 104 Page : 12-22
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